
L'exercice auquel je me livre ici est périlleux parce qu'il touche au choix d’une nouvelle stratégie et méthode de lutte pour la démocratie à Djibouti. Le choix à faire, dans ce contexte inédit de renouvellement de la classe politique indispensable, est fondamental pour un changement et le développement de Djibouti.
Les 20 dernières années dans l’histoire de Djibouti démontrent qu’aucune solution adéquate et durable n’a pris sa source à l’extérieur des frontières nationales, même les multiples solutions proposées ont été pilotées par les Djiboutiens eux-mêmes.
La longue lutte pour l’avènement de la démocratie entamée par le Peuple et ses incroyables rebondissements, démontrent la complexité de la crise djiboutienne et laissent percevoir la gravité des conséquences qui pourraient en découler.
Quoiqu’il en soit, la marche pour l’avènement de la démocratie à Djibouti est irréversible. Elle peut être ralentie comme actuellement, mais elle continuera pour ce changement tant redouté qui devrait s’accompagner de nouvelles règles de gouvernance, avec en toile de fond, une profonde transformation de la classe politique.
Pour l’heure, le premier constat est l’embrigadement du peuple par les politiques djiboutiennes, toute tendance confondue. La triste réalité est que cette situation bien connue sous le regime UMP est entretenue par ceux qui se proclament être le chantre de la démocratie.
En toute honnêteté, il incombe à chaque citoyen de reconnaître la responsabilité tant de du régime que de la coalition de l'USN dans l’échec du processus démocratique. Cet échec est donc collectif, et le nier, nous conduit à un suicide collectif.
Refuser d’être à l’écoute de la jeunesse entérine la thèse de la manipulation.
Le premier constat est que l’on se souviendra qu’au début des années 92, à l’époque où une partie de l’opposition naissante a amorcé son retour au bercail, en provenance de l’Europe, surtout de la France, les vaillantes populations djiboutiennes ont applaudi au risque d’en défier certains. Ceux-là se sont alors crus investis de la confiance du peuple pour conduire le pays sur les voies de la démocratie.
La jeunesse djiboutienne se mettra alors à disposition, taillable et corvéable à merci.
Certains y laisseront leur vie, au nom de la lutte pour la démocratie.